Paroles du tipi

21 janvier 2016

L’élément de trop

Notre planète a connu une activité volcanique intense, des glaciations complètes et bien d’autres péripéties encore.

Elle a vécu des extinction majeures, soit la disparition d’au moins 75% des espèces animales et végétales présentes sur la terre ou dans les océans.

Son destin est lié à celui du soleil.

Lorsque ce dernier deviendra une géante rouge, dans plus de 5 milliards d’années, ce sera la fin.

Si l’on évalue l’histoire de la terre à l’échelle d’une année, l’homme n’apparait qu’au 31 Décembre vers 10h du matin.

Il invente le feu vers 22h.

Il devient éleveur cultivateur au cours de la dernière minute.

Et les Gaulois n’apparaissent que dans les dernières secondes.

 

 

Dans le ciel, des oiseaux migrateurs peuvent parcourir de longues distances pour rejoindre des lieux précis. Processus instinctif, apprentissage, ce phénomène reste encore un mystère pour notre science humaine.

Sur le sol, des arbres se défendent et communiquent . Nous savons maintenant qu’ils sont capables, en cas de danger,  de modifier la composition chimique de leurs feuilles et secréter un message gazeux, que le vent véhicule à notre insu, à l’attention de la même essence.

Sous terre, des systèmes racinaires, comme ceux que l’on voit au bord des chemins boisés, ont une fusion physique et fonctionnelle. Une association de compétences génétiques qui favoriserai chacun, une capacité de coalition “ humaine “. 

 

La vie et la mort dans un cycle infini, participent à l’harmonie de l’univers. Prédateur de l’un ou proie de l’autre, sous le couvert offert par les feuillues ou enfoui dans la tourbe, chacun joue son rôle à sa place.

Le “ chasseur-cueilleur “ s’était adapté à son environnement, il ne prélevait que ce dont il avait besoin.

Pourquoi  l’espèce humaine est-elle passée à une logique de production qui va entrainer une dérive vers l’accumulation de biens, source d’inégalité ?

Notre forme d’intelligence nous condamne t’elle à une fuite en avant que nous savons fatale ?

Le problème ne serait-il pas notre sentiment d’immense supériorité…

 

 

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31 décembre 2015

Puzzle

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06 octobre 2015

Eté en Allemagne

Die mosel 1

Facades

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01 juillet 2015

EOLIE

En l’espace de deux générations, elles avaient poussé pire que du chiendent.

Pas une ligne de crête n’avait été oubliée, si bien qu’à la nuit tombée, le clignotement des feux de sécurité redessinait le relief.

Sur les côtes, les phares avaient l’apparence de frêles sentinelles face à l’armée de géants déployés au large.

Bref, les machines à vent étaient omniprésentes.

Les premières avaient impressionné même les plus réticents.

Un gigantisme gracieux, esthétique, comme ces grands ponts suspendus lancés sur le vide.

Ensuite, elles sont devenues le paysage familier, celui que l’on croise mais que l’on ne remarque plus.

Dans une quasi indifférence, elles ont proliféré jusqu’au moment où …

Les saisons pouvaient se chevaucher, les paysans et les jardiniers en perdaient leur bon sens.

Les journées et les nuits ne se succédaient plus que selon un rythme aléatoire, bonjour les horaires, adieu le calendrier.

Les cartes de la voûte céleste ne correspondaient plus à rien.

Désormais, réalité d’un quotidien perturbé que l’on ne pouvait plus taire.

Pourtant, les énergies renouvelables avaient remplacé les fossiles, un réchauffement maîtrisé.

Le trou dans la couche d’ozone avait été raccommodé, une croissance raisonnée.

La conscience “ durable “ avait envahi les esprits, alors pourquoi ?…

 

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Notre  planète ne suivait plus les rails de son orbite, elle dérivait , propulsée par toutes ces hélices.

La myriade d’éoliennes avaient freiné la rotation, modifié l’inclinaison et l’orbite en devenait aléatoire.

Vaisseau fantôme de notre galaxie, en avarie de gouvernail, et maintenant ?…

 

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Avec une maitrise de la trajectoire, un voyage inter-planétaire devient envisageable sur plusieurs générations.

Pas de formalités d’embarquement, vous êtes déjà à bord.

Escales au large de Mars, Jupiter ou Saturne avec visites en supplément sur réservation.

Un nouvel âge des découvertes, expédition en “ orbis incognata ”, mais sans volonté de répandre une quelconque doctrine.

 

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Je rêve ?…  Peut-être ?

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